Journée de réflexion sur le « bilan des aires protégées 1990- 2025 à Madagascar » par Guybertho Randrianrivelo

le 14 novembre 2015, le Laboratoire de recherche Environnement - Décentralisation et Aménagement du Territoire de la Mention Géographie – Université d’Antananarivo a organisé une journée de réflexion sur le « bilan des aires protégées 1990-2025 à Madagascar » à l’Enceinte Soanala – Ambatobe.
Les participants à la conférence ©Guybertho Randrianarivelo
1 décembre 2025

Le 14 novembre 2015, le Laboratoire de recherche Environnement – Décentralisation et Aménagement du Territoire de la Mention Géographie – Université d’Antananarivo, en partenariat avec la Mention Environnement et Foresterie de l’École Supérieure des Sciences Agronomiques, a tenu une journée de réflexion sur le « bilan des aires protégées 1990-2025 à Madagascar » à l’Enceinte Soanala – Ambatobe. C’était également une opportunité pour les auteurs de présenter le livre dédié à ce thème. Ce livre a été rédigé par un groupe de chercheurs malgaches et français, dont le Professeur Guybertho Randrianarivelo, Alain Bertrand, le Professeur Zo Hasina Rabemananjara, le Docteur Eric Olivier Rabenasolo Solofoniaina, Jon Anderson et Pierre Montagne. Il est publié en double édition par l’Édition Tsipika à Madagascar et Nombre 7 en France.

Cette nouvelle direction représente un changement avec la logique de protection stricte instaurée depuis de nombreuses années et considérée comme inefficace. Elle repose sur la croyance que la durabilité dépend avant tout de l'engagement actif des acteurs locaux, plutôt que de la répression par l'administration. Parmi les priorités établies, on retrouve : • la révision de la loi forestière de 1997, • l’adaptation de la fiscalité arboricole, • l’instauration d’un contrôle décentralisé financé par ristournes ou redevance d’exploitation • ainsi que l'intégration progressive des exploitants illégaux dans la filière légale. Les communes deviendront des acteurs clés du contrôle notamment à travers un système d’adjudication communale des ventes de coupes, garantissant plus de transparence et de retombées économiques locales.
Les auteurs ont indiqué dans le rapport que Madagascar dispose actuellement de 153 aires protégées, mais si le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) souhaite adopter une réforme significative de la gestion des forêts malgaches, il est essentiel de privilégier une approche inclusive et décentralisée, qui valorise le rôle crucial des populations locales, les communes et les communautés de base (COBA) dans la conservation et l’utilisation durable des ressources forestières. 

Les auteurs malgaches : le Docteur Eric Olivier Rabenasolo Solofoniaina, le Professeur Zo Hasina Rabemananjara, le Professeur Guybertho Randrianarivelo
Les auteurs malgaches : le Docteur Eric Olivier Rabenasolo Solofoniaina, le Professeur Zo Hasina Rabemananjara, le Professeur Guybertho Randrianarivelo

Cette nouvelle direction représente un changement avec la logique de protection stricte instaurée depuis de nombreuses années et considérée comme inefficace. Elle repose sur la croyance que la durabilité dépend avant tout de l’engagement actif des acteurs locaux, plutôt que de la répression par l’administration.

Parmi les priorités établies, on retrouve :

  • la révision de la loi forestière de 1997,
  • l’adaptation de la fiscalité arboricole,
  • l’instauration d’un contrôle décentralisé financé par ristournes ou redevance d’exploitation
  • ainsi que l’intégration progressive des exploitants illégaux dans la filière légale.

Les communes deviendront des acteurs clés du contrôle notamment à travers un système d’adjudication communale des ventes de coupes, garantissant plus de transparence et de retombées économiques locales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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