
L’implication des populations locales est considérée à bon escient comme une des clés de la réussite des projets de restauration des paysages forestiers (RPF) dont les formes varient suivant le contexte : protection et renouvellement naturel des forêt existantes, boisement et reboisement, régénération naturelle assistée (RNA)…
Nombre d’organismes éditent des guides méthodologiques pour prendre en compte cette dimension humaine dans la conduite des projets de restauration et ainsi favoriser leur réussite tant technique, sociale que leur efficacité financière (voir l’article sur le guide « Dimensions humaines du RPF édité par diverses organisations (IUFRO, WWF, SER, Université de Lausanne, dans la Lettre d’informations forestières n°2 de juillet 2024).
Le Conseil scientifique et Technique tropical (CSTF) vient de produire une note de politique N° 4, sur l’implication des populations locales dans la restauration des paysages forestiers, qui fait suite à sa note de politique N° 2 sur l’opérationnalisation de ces projets.
Celle-ci définit 8 recommandations pour améliorer les RPF avec les populations locales :
Découlant de cette approche, se posent dès lors des questions relatives à l’autonomie des populations autochtones et des communautés locales à exprimer leurs besoins, à la considération de leurs revendications par les communautés nationales et internationales, aux renforcements si nécessaire des capacités de ces communautés locales à émarger aux financements internationaux et à les gérer, alors qu’aujourd’hui les financements internationaux conséquents mis en place dans le domaine de l’afforestation ou de la reforestation, et les financiers qui les attribuent, favorisent de fait les grands projets, et les institutions et structures de dimensions nationales, voire internationales, qui les pilotent. Une nécessaire adaptation de ces financements en terme microéconomique, en terme social, en terme administratif, en terme temporel qui puisse s’avérer compatible avec le temps humain.. permettra de répondre à ces attentes et mieux accompagner ces démarches locales.
C’est dans ce cadre qu’un mois et demi après l’atelier-itinérant qui a eu lieu dans l’État du Pará (Brésil), une délégation internationale composé de représentants de populations locales s’est réunie au sud du Cameroun pour un nouvel échange sur ces sujets. Ce projet financé par l’AFD, est piloté techniquement et socialement par un consortium de 3 associations AGTER, AGCT et TINTA.