Francis Hallé, grand botaniste des forêts tropicales, est décédé le 31 décembre 2025, à l’âge de 87 ans.

Après des séjours en République du Congo et en RDC, puis en Indonésie, Francis Hallé devient professeur de botanique à l’Université de Montpellier, où il contribue à la formation de nombreux élèves, français et étrangers, qui ont par la suite apporté leurs compétences à différents organismes de recherche dont l’IRD, le Cirad, les universités, …
En association avec Roelof Oldeman, il avait développé dans les années 1970 la notion de modèle architectural (cf. « Essai sur l’architecture et la dynamique de croissance des arbres tropicaux »), regroupant l’ensemble des modèles architecturaux qui permettent de rattacher la majorité des plantes, et en particulier des arbres.
Françis Hallé est par la suite devenu très connu et fortement présent dans les médias, d’une part par le projet de radeau des cimes, d’autre part par ses nombreux ouvrages et films, et enfin et plus récemment par son projet de reconstitution d’une forêt « primaire » en Europe.
Le marché du carbone : une opportunité pour la relance de la recherche scientifique pour les plantations et la gestion des forêts du Bassin du Congo

Plusieurs articles publiés récemment dans la presse nationale, « L’Afrique se veut le fer de lance du reboisement » , Caroline de Malet, Le Figaro du 10/11/2024 et « Les scientifiques appelés au chevet des forêts du bassin du Congo », Laurence Caramel, Le Monde du 25/11/2024, attirent l’attention de leurs lecteurs sur les liens entre forêts et la régulation du climat avec un regard particulier sur les grands massifs forestiers tropicaux que sont l’Amazonie et le bassin du Congo, aujourd’hui dans des dynamiques divergentes.
Si le rôle positif des puits de carbone que représente la forêt tropicale n’est pas contesté, la déforestation et la dégradation par les incendies, la surexploitation et la sécheresse, sont en train d’affaiblir ces processus de séquestration du carbone voire de les inverser, notamment en Amazonie. Ainsi, avec ses 200 millions de km2, le bassin du Congo, deuxième au monde en superficie, est devenu dans le domaine forestier le leader mondial de la séquestration du carbone.