COP30 de Belem : les COP servent-elles encore à quelque chose ?

C’est dans un climat d’échecs et de bousculements politiques que la COP 30 se tenait. Fort de ses symboles : sa localisation au Brésil, à Belem au cœur de l’Amazonie, territoire de nombreuses populations indigènes vivant dans et de la forêt tropicale, pays du sommet de Rio, cette COP 30 a suscité beaucoup d’espérances. Hélas, elle a surtout généré beaucoup de déceptions .
Certains retiennent les aides financières affichées pour aider les pays à lutter contre le changement climatique. Masi ces promesses financières seront-elles concrétisées ?
Les changements climatiques et leurs impacts sur la végétation atlasique par Hocine Aouadi

Dans un rapport de 1995, le GIEC considère que les pays du Maghreb ou pays de la rive sud de la Méditerranée sont parmi les plus vulnérables aux modifications environnementales imposées par les changements climatiques.
Cette situation ne fait plus de doute ; l’impact du réchauffement climatique s’est accéléré et ses effets sont révélés par la végétation naturelle :
• assèchement de la végétation atlasique et recul des ligneux bas dans les positions d’adret ;
• enrésinement de la subéraie et dépérissement du chêne liège ;
• faible réussite des reboisements ;
• déclin des formations steppiques.
• forte augmentation des risques d’incendies
Rencontres « Échanges méditerranéens » en Tunisie du Nord – octobre 2024

L’association « Échanges méditerranéens pour l’eau, la forêt, l’énergie et le développement durable des territoires « , en bref » Échanges méditerranéens », créée en 2000, se définit comme étant « ouverte aux ingénieurs, universitaires et acteurs des pays de l’ensemble du pourtour méditerranéen … (dont) les membres et sympathisants ont (NB : on pourrait ajouter « ou ont eu ») pour la plupart des responsabilités importantes dans l’aménagement et le développement durable de leurs pays respectifs ». Elle organise des Rencontres annuelles alternativement sur la rive sud et la rive nord de la Méditerranée, consistant chacune en un voyage d’études et un colloque. Ses « 21èmes Rencontres internationales méditerranéennes » se sont tenues cette année en Tunisie, du 30 septembre au 5 octobre. Elles étaient pilotées, côté tunisien, par son Vice-président, M. Saad Seddik, ancien Ministre de l’agriculture, et, côté français, par son Président, André Barbaroux, ancien Directeur Général de l’Administration du Ministère de l’agriculture.
Tout au long de ce parcours des activités de développement et de conservation en matière d’eau, d’agriculture et de foresterie ont été présentées au Groupe, toutes mises en œuvre dans un contexte climatique très difficile suite à plusieurs années de sécheresse.