
Après d’importants incendies de forêts au Chili et au Canada cet hiver et ce printemps, l’été 2026 a également été marqué par un niveau d’incendies très important en nombre de foyers comme en surfaces brûlées. Les incendies de forêt deviennent une des causes majeures de la déforestation dans le monde.
L’Europe a été fortement impactée. En France, à la fin juillet 2026, ce sont plus de 13 000 départs de feu qui ont été comptabilisés et 115 000 hectares qui ont brûlé en France depuis le début de l’année, ce qui constitue un record depuis plus de 10 ans. Le massif forestier des Landes a été le plus impacté et plus de 220.000 personnes ont dû être évacuées. La Belgique fait désormais partie des pays européens touchés par les incendies même si l’ampleur des zones dévastées n’atteint pas celles de l’Espagne et du Portugal, des pays des Balkans ou de la Grèce.
Mais l’Europe reste peu touchée par les incendies de forêt à l’échelle de la planète.
Les incendies en France ne représentent pourtant qu’une très faible partie (3%) des feux observés à l’échelle mondiale entre janvier et aout 2026 !
L’Afrique du nord a ainsi connu un épisode de feux de forêts très important pendant l’été 2026.
En Algérie, les feux de forêt de se sont déroulés essentiellement en juillet et août dans l’est du pays. Les plus intenses furent dans la wilaya de Jijel entre le 26 et le 30 août, attisés par des températures supérieures à 45 °C et des vents violents, qui ont contribué à une propagation rapide dans les forêts et les villages de Jijel. Le relief montagneux de ces zones forestières reste également un facteur aggravant en freinant l’accès des secours. Les feux de la fin août ont provoqué officiellement la mort de 12 personnes. Toutefois à partir des sources locales il apparait un nombre de victimes plus important. Ainsi le nombre de morts dans la seule wilaya de Jijel épicentre des incendies pourrait dépasser la centaine de morts.

L’Afrique australe n’est pas épargnée avec ses feux qui restent récurrents.
En RD du Congo, en Angola, .. les feux de forêts semblent importants à la lecture des données satellitaires qui intègrent les feux liés à la culture sur brulis.
En Asie
L’Indonésie est à ce jour le pays le plus touché par les incendies de forêts et cela reste d’actualité à la fin septembre. Plus de 200.000 hectares avaient déjà brûlés à la fin juillet. La fumée générée par la combustion des arbres constitue également un risque sanitaire pour les populations locales. Ces feux, en partie dus à la déforestation et à la culture du brûlis, sont amplifiés cette année par le phénomène climatique « El Niño ».

Un bilan désastreux
Sur les huit premiers mois de l’année 2026, les feux de forêt et les feux de végétation ont ravagé plus de 112 millions d’hectares de terres à travers le monde, soit une superficie équivalente à celle d’un pays comme l’Afrique du Sud !
Point souvent commun à ces catastrophes : les épisodes de sécheresse extrême et de fortes canicules exceptionnelles ont favorisé la plupart de ces incendies. Le réchauffement climatique va multiplier les risques d’incendies à l’avenir. La gestion forestière devra donc davantage prendre en compte ce risque pour le limiter autant que possible et ainsi protéger des écosystèmes particulièrement vulnérables face au changement climatique. L’entretien des forêts, la création et l’entretien de pares-feux, le débroussaillage, la surveillance des zones sensibles et les systèmes d’alerte constituent autant d’investissements indispensables pour limiter les dégâts avant même l’apparition des premières flammes. Les incendies de forêts impactent en parallèle les zones agricoles contiguës, perturbent l’alimentation des réserves en d’eau souvent très présentes en milieu forestier et favorisent l’érosion de sols notamment en terrain montagneux.
Cartographies des incendies à l’échelle mondiale
https://www.notre-planete.info/environnement/feux-forets-carte-monde.php#carte
Cartographies des incendies en Europe :
Cartographie des incendies en Algérie :