Francis Hallé, grand botaniste des forêts tropicales, est décédé le 31 décembre 2025, à l’âge de 87 ans.

Après des séjours en République du Congo et en RDC, puis en Indonésie, Francis Hallé devient professeur de botanique à l’Université de Montpellier, où il contribue à la formation de nombreux élèves, français et étrangers, qui ont par la suite apporté leurs compétences à différents organismes de recherche dont l’IRD, le Cirad, les universités, …
En association avec Roelof Oldeman, il avait développé dans les années 1970 la notion de modèle architectural (cf. « Essai sur l’architecture et la dynamique de croissance des arbres tropicaux »), regroupant l’ensemble des modèles architecturaux qui permettent de rattacher la majorité des plantes, et en particulier des arbres.
Françis Hallé est par la suite devenu très connu et fortement présent dans les médias, d’une part par le projet de radeau des cimes, d’autre part par ses nombreux ouvrages et films, et enfin et plus récemment par son projet de reconstitution d’une forêt « primaire » en Europe.
COP30 de Belem : les COP servent-elles encore à quelque chose ?

C’est dans un climat d’échecs et de bousculements politiques que la COP 30 se tenait. Fort de ses symboles : sa localisation au Brésil, à Belem au cœur de l’Amazonie, territoire de nombreuses populations indigènes vivant dans et de la forêt tropicale, pays du sommet de Rio, cette COP 30 a suscité beaucoup d’espérances. Hélas, elle a surtout généré beaucoup de déceptions .
Certains retiennent les aides financières affichées pour aider les pays à lutter contre le changement climatique. Masi ces promesses financières seront-elles concrétisées ?
La FAO publie son rapport sur l’état des ressources forestières 2025

Malgré les efforts de protection et de restauration, le rapport souligne que 9,8 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, dont près de 9 millions situés dans les zones tropicales. Les causes majeures identifiées sont l’expansion agricole, l’exploitation illégale, les incendies et l’urbanisation rapide.
La superficie forestière mondiale en 2025 est estimée à 4,14 milliards d’hectares, soit 32 % de la superficie terrestre mondiale. Elle équivaut à 0,50 hectare de forêt par habitant, même si les forêts ne sont pas réparties de manière égale entre les populations du monde ou sur le plan géographique. 45 % des forêts de la planète se trouvent dans le domaine tropical, suivi des domaines boréal (28 %), tempéré (17 %) et subtropical (11 %)
La déforestation nette a néanmoins ralenti de 30 % depuis 2010, signe d’une prise de conscience progressive et d’un meilleur encadrement politique.
Publication de l’ouvrage « 1997-2024 – La gestion publique des forêts de production à Madagascar » présenté par Guybertho RANDRIANARIVELO

« Concilier la conservation des écosystèmes forestiers malgaches avec leur valorisation est possible », c’est le concept développé dans l’ouvrage intitulé « Gestion publique des forêts de production à Madagascar : 1997 -2024 », que nous venons de publier aux éditions malgaches Tsipika et sur le net aux éditions Nombre 7… », déclare Guybertho Randrianarivelo, enseignant chercheur et Maître de Conférences à l’Université d’Antananarivo, également membre de l’AFT.
Bicentenaire de l’école forestière de Nancy

L’école forestière des Eaux et Forêts de Nancy a fêté son 200ème anniversaire le 11 février de cette année. Fondée en 1824 et ouverte en janvier 1825 sous l’appellation d’École royale forestière, elle a changé de nom plusieurs fois au gré des régimes politiques français du 19ème siècle pour devenir en 1898 l’École nationale des eaux et forêts. Au cours de cette période de la Restauration, la création de cette école sera suivie en 1827 de la création du Code Forestier, complétant ainsi les outils que le régime d ‘alors entend donner à la gestion forestière française. Elle fut la deuxième école supérieure de foresterie en Europe, et sans doute dans le monde, après celle allemande établie en 1811 à Tharendt en Saxe. Cela lui a valu d’accueillir et former de nombreuses générations d’ingénieurs forestiers français dont une partie a exercé dans les colonies d’alors, ainsi que nombre de forestiers de tous les continents, contribuant ainsi aux connaissances et techniques de gestion des forêts tempérées et tropicales de par le monde. La collaboration entre l’école forestière et la station de recherche de Nancy permit, dans les années 1890, le ralliement rapide des chercheurs forestiers français, malgré la tension politique franco-allemande de l’époque, à la jeune Union internationale des instituts de recherches forestières (IUFRO) créée en 1892 par les forestiers allemands, suisses et autrichiens.
Développement et déforestation en Afrique : peut-on dissocier ces deux dynamiques ?

Le lien entre Déforestation et Développement est fréquemment questionné pour les pays du Sud, plus particulièrement en Afrique. Ces éléments de réflexion, encore très préliminaires, visent à contribuer aux discussions sur ces enjeux et aux propositions qui pourraient en être issues afin de contribuer à un développement « durable ».
Conférence le 16/10/2024 à 14h30 à l’Académie d’Agriculture Française sur la « Déforestation importée : enjeux géopolitiques »

La déforestation brute touche principalement des forêts tropicales, souvent primaires et riches en biodiversité . Selon la FAO, 90% de la déforestation est causée directement par l’agriculture (élevage compris).
La FAO a publié, en 2023, une étude qui bouscule un certain nombre d’idée reçues quant aux catégories de producteurs qui sont à la base de la déforestation tropicale. La FAO caractérise la petite exploitation (small-scale farming) par l’utilisation de méthodes non-industrielles, sur des surfaces limitées où le travail humain constitue l’investissement principal. Sur la période 2000-2018, l’étude FAO montre que 68% de la déforestation associée à l’agriculture (40% pour les cultures, 28% pour l’élevage) s’est produite sur de petites exploitations. Voir le programme des exposés de la conférence accessible via un lien Youtube dans l’article.